Carrière Mercier : Le blog

La pierre : écologie et développement durable

La pierre : écologie et développement durable

La pierre bleue de Belgique autrement appelée : « petit-granit »  est une pierre naturelle d’origine sédimentaire extraite exclusivement en Belgique. Sa teinte est de couleur gris – bleu et est caractérisée par la présence de nombreux « petits débris » fossiles. Le terme « petit-granit » s’explique par l’aspect scintillant des éclats de roche qui rappellent celui des granites (roches plutoniques magmatiques).

Contenue dans les sols qui ont vu naître et s’épanouir le genre humain, la pierre est un matériau d’avenir laissant un trace du passé de l’humanité aux générations suivantes car, à l’inverses d’autres matériaux produit industriellement, elle traverse les âges sans problèmes et peut être réutilisée indéfiniment. En effet, à l’inverse de l’acier par exemple, la pierre n’a pas besoin d’énergie pour être transformée. L’histoire nous le prouve : nombreux sont les édifices de l’antiquité dont les pierres ont été réutilisées pour d’autres constructions … quel autre matériau peut prétendre à de telles qualités ?

La pierre, tout comme le bois et la terre, est le matériau le plus abondant sur terre tant à sa surface qu’en ses profondeurs. Il est déjà fabriqué et il ne reste plus qu’à l’extraire, le conditionner et l’assembler. C’est un matériau prometteur et d’avenir permettant d’organiser l’architecture de manière durable. Le bilan carbone de ce matériau est très positif car ne nécessite pas de fabrication, de fusion ou tout autre processus énergivore mettant à mal la santé de notre biosphère : la planète terre. La pierre sera obligatoirement le grand matériau des siècles à venir permettant de nouer un compromis entre architecture moderne, confort, coûts énergétiques, écologie et patrimoine.


Comment se forme la pierre ?

La roche, la pierre, une véritable passion. Matière vivante où tout y est inscrit. Tout le genre humain y a laissé des traces, toute son histoire y est marquée. Mais dans ses lits, elle aussi a une histoire, bien plus longue que la nôtre à l’échelle géologique …

Tout d’abord, d’un point de vue descriptif, il nous faut faire la différence entre une pierre et de la pierre, entre l’origine de l’objet tel qu’on l’aperçoit, avec notamment sa forme (bloc de roche en bas d’une falaise, galet de rivière, morceau d’un banc de calcaire, …), et l’origine du matériau qui le constitue. Plutôt que de parler d’une pierre (un caillou particulier), je vais donc parler de la pierre, du matériau.

Il faut quelques million d’années pour que de la pierre se forme naturellement.

Si on fait la liste des roches que nous connaissons, on peut s’amuser et essayer d’en deviner les origines, les modes de formation, puis essayer d’en faire quelques classes. Les géologues ont ainsi défini trois grandes catégories de roches, en relation avec trois modes principaux de formation de ces roches.

Les plus communes, sont sûrement les roches sédimentaires (comme la pierre bleue de Belgique), qui résultent de la déposition et de l’accumulation d’autres matériaux – dépôt généralement suivi d’une légère transformation.

Par exemple, le charbon ayant été enfoui plus ou moins longtemps (effet du temps), plus ou moins profondément (effet de la pression et de la température…), est plus ou moins transformé. C’est aussi le cas de nombreuses roches calcaires. Ces roches peuvent contenir des fossiles.

Si la transformation est plus importante, parce que le matériau a été porté à plus forte pression et/ou plus forte température, il se produit une réelle transformation chimique, une réelle « cuisson ». On obtient alors des roches métamorphiques. Exemples simples : les schistes à partir d’argile, les marbres à partir de calcaires.

Le stade suivant est la fusion plus ou moins poussée de ce matériau, et cela donne le plus souvent la roche que l’on désigne comme le granite (avec un ‘e’). Il y a aussi les roches d’origine volcanique qui pour la plupart sont issus de la fusion des roches profondes de la Terre. L’ensemble de ces roches, qui se sont formées à très haute température, avec ou sans fusion, forment ce que l’on appelle les roches ignées (ou si vous préférez : roches magmatique).

Bien sûr la nature ignore ces catégories, et il existe tous les intermédiaires entre ces grands types !

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