Aimez-vous la pierre bleue de Belgique ?
 
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Définition de la pierre bleue de Belgique

 

taille de pierre

Extrait de la publication NIT 220 : "La pierre bleue de Belgique, ou "petit granit", est une pierre de teinte naturelle gris-bleu plus ou moins accentuée, caractérisée par la présence de très nombreux débris de crinoïdes.

Son extraction se fait exclusivement en Belgique. La dénomination "petit granit" s'explique par l'aspect scintillant des éclats de la roche qui rappelle celui des granites (roches plutoniques). On lui préfère celle de "pierre bleue de Belgique" afin de la distinguer des autres pierres bleues ayant un aspect similaire extraites à l'étranger (principalement en Irlande, en Chine et au Vietnam).

La pierre bleue de Belgique se définit comme un calcaire compact d'origine sédimentaire résultant de l'accumulation d'innombrables débris d'encrines ou de crinoïnes. Ils sont cimentés par une gangue micro -cristalline contenant du carbone très finement divisé qui confère à la pierre sa coloration bleue.


La pierre renferme, outre les débris d'encrines, une faune riche et variée, constituée surtout de brachiopodes (coquilles) et de polupiers qui apparaissent parfois sur les tranches de pierre. On y rencontre également occasionnellement des constituants minéraux secondaires comme la dolomite, le quartz, la pyrite, la marcassite et le fluorite.


La pierre bleue de Belgique est une pierre naturelle qui, comme tous les matériaux extraits du sol, présente des particularités de structure en fonction des conditions géologiques ayant déterminées sa formation durant des millions d'années. Elle est constituée principalement de calcite (CaCo3).


Les qualités de durabilité de la pierre bleue de Belgique sont bien connues, pour autant que l'on choisisse des pierres aux particularités qui, tout en lui donnant en aspect spécifique, ne compromettent pas sa longévité.


La pierre bleue se prête à de nombreuses tailles où se fondent les irrégularités originales du matériau. D'autres utilisations les laissent cependant apparentes, car ces particularités d'aspect confèrent à la pierre un caractère de sincérité architectural parfois recherché."

 

 

 

La pierre et le métier de tailleur de pierre ...

 

"La roche, la pierre, une véritable passion. Matière vivante où tout y est inscrit. Tout le genre humain y a laissé des traces, toute son histoire y est marquée. Mais dans ses lits, elle aussi a une histoire, bien plus longue que la notre à l'échelle géologique ..."

 

 

Comment une pierre se forme-t-elle ?


Tout d'abord, d'un point de vue descriptif, il nous faut faire la différence entre une pierre et de la pierre, entre l'origine de l'objet tel qu'on l'aperçoit, avec notamment sa forme (bloc de roche en bas d'une falaise, galet de rivière, morceau d'un banc de calcaire, ...), et l'origine du matériau qui le constitue. Plutôt que de parler d'une pierre (un caillou particulier),  je vais donc parler de la pierre, du matériau.

 

Il faut quelques million d'années pour que de la pierre se forme naturellement.


Si on fait la liste des roches que nous connaissons, on peut s'amuser et essayer d'en deviner les origines, les modes de formation, puis essayer d'en faire quelques classes. Les géologues ont ainsi défini trois grandes catégories de roches, en relation avec trois modes principaux de formation de ces roches.

Les plus communes, sont sûrement les roches sédimentaires (comme la pierre bleue de Belgique), qui résultent de la déposition et de l'accumulation d'autres matériaux - dépôt généralement suivi d'une légère transformation.

Le charbon ayant été enfoui plus ou moins longtemps (effet du temps), plus ou moins profondément (effet de la pression et de la température...), est plus ou moins transformé. C'est aussi le cas de nombreuses roches calcaires. Ces roches peuvent contenir des fossiles.

Si la transformation est plus importante, parce que le matériau a été porté à plus forte pression et/ou plus forte température, il se produit une réelle transformation chimique, une réelle "cuisson". On obtient alors des roches métamorphiques. Exemples simples : les schistes à partir d'argile, les marbres à partir de calcaires.

Le stade suivant est la fusion plus ou moins poussée de ce matériau, et cela donne le plus souvent la roche que l'on désigne comme le granite (avec un 'e'). Il y a aussi les roches d'origine volcanique qui pour la plupart sont issus de la fusion des roches profondes de la Terre. L'ensemble de ces roches, qui se sont formées à très haute température, avec ou sans fusion, forment ce que l'on appelle les roches ignées (ou si vous préférez : roches magmatique).

Bien sûr la nature ignore ces catégories, et il existe tous les intermédiaires entre ces grands types !

Bien évidemment, la boucle de la transformation des roches se referme quand par exemple les granites se retrouvent à l'affleurement, au contact avec l'atmosphère et la biosphère, moteurs de dégradation de ces roches en sédiments.

 

Mais attention, cette logique de transformation des roches les unes dans les autres, utilisée pour présenter cette description n'est absolument pas générale. Elle ne s'applique pour l'essentiel que pour les roches des continents. La fusion des roches volcaniques résulte d'une toute autre histoire.

 

En gros, l'intérieur de la Terre, ce que l'on appelle le manteau, qui est solide mais plastique, est brassé par des grands mouvements lents (environ 1cm/an), apportant de la roche chaude vers la surface. En se rapprochant de la surface du globe, la pression diminue, et, à moins de 100 km sous la surface, la roche se met à fondre.

Le liquide qui se forme dans ces "très rares" endroits est donc un magma. Quand le magma arrive à la surface de la Terre, cela forme des volcans ou une ride médio-océanique, selon le cas.

 

 

 

Le métier de tailleur de pierre ...

Le métier de tailleur de pierre apparaît dès que l'homme désire bâtir des édifices imposants et conçus pour durer (temples, fortifications, etc.) . L'histoire commence dès l'Égypte antique et dans l'Antiquité  grecque et romaine.

 

Puis, au fil des siècles, le métier se poursuit sans interruption, conservant parfois les mêmes techniques et outils (certains types d'outillage utilisés par les tailleurs de pierre actuels n'ont pas changé en 2000 ans). La construction en pierre de taille touche alors tous les domaines de l'architecture : église, cathédrale, château, pont, quai, etc.

 

La construction en pierre tombe en désuétude à partir des années 1930, date à laquelle le béton armé (inventé en 1900) et l'acier commencent à être massivement utilisés. Dorénavant, les tailleurs de pierre, qui étaient « bâtisseurs », se concentrent alors sur la restauration des édifices en pierre existants.

 

De nos jours, le métier de tailleur de pierre consiste en la restauration de monuments et bâtiments et en la fabrication de pierres de taille pour la construction.